-ette


-ette

-et, -ette Suffixe diminutif, d'un lat. pop. -ittum, -ittam, entrant dans la composition de noms propres (Huguet (vx), Juliette, Pierrette), de noms tirés d'un autre nom (livret, fleurette) ou d'un verbe (frisette, sonnette), d'adjectifs (pauvret, simplet).

⇒-ET, -ETTE, suff.
Suff. dimin., du lat. -ittum, -ittam, formateur en fr. de très nombreux dér. exprimant la petitesse, éventuellement avec une valeur péj., laud. ou hypocoristique.
A.— [Le mot de base est un subst.]
1. [Le dér. est un dimin. quantitatif.  ]Cf. aussi affichette, boîtelette, fléchette, mantelet, planchette, wagonnet :
bottinette, subst. fém. « Bottine, petite botte ». Les deux babys chaussés de bottinettes bleues (ROLLINAT, Névroses, 1883, p. 220)
branchette, subst. fém. « Rameau, petite branche ». Obtenant des flèches rectilignes avec des branchettes courbes (MARROU, Connaiss. hist., 1954, p. 37)
cuisinette, subst. fém. « Petite cuisine (d'après kitchenette) ». Cf. Lar. mén. 1926, p. 471
diguette, subst. fém. « Petite digue ». Diguettes et canaux sinuent parallèles aux courbes de niveau (MEYNIER, Paysages agraires, 1958, p. 60)
églisette, subst. fém. « Petite église ». Toutes formes, églisettes ou donjons (HUYSMANS, Oblat, t. 2, 1903, p. 236)
frangette, subst. fém. « Petite frange ». Si Benda, au lieu d'avoir la frangette, avait le cheveu hirsute (MONTHERL., Démon bien, 1937, p. 1296)
fuguette, subst. fém. « Courte fugue ». La première des « fuguettes » de Hændel (GIDE, Journal, 1914, p. 496)
îlet, subst. masc. « Îlot ». À la queue des îlets (GUÈVREMONT, Survenant, 1945, p. 188). Presqu'îlette, subst. fém. La « presqu'îlette » de Camaret (BACHELARD, Poét. espace, 1957, p. 71)
lézardet, subst. masc. « Petit lézard ». Un lézardet, à peine déroulé de l'œuf (GIONO, Gd troupeau, 1931, p. 180)
losangette, subst. fém. « Petit losange ». Des losangettes d'or brillaient dans ses cheveux (DU CAMP, Nil, 1854, p. 98)
muraillette, subst. fém. « Petite muraille, muret ». Des muraillettes de pierre sèche étagées en terrasse (ARÈNE, Contes Paris, 1887, p. 205)
pluviette, subst. fém. « Pluie fine ». Il est tombé une légère pluviette (AMIEL, Journal, 1866, p. 333)
rigolet, subst. masc. « Petite rigole ». Les petits chenaux, les rigolets (GUÈVREMONT, Survenant, 1945, p. 83)
riviérette, subst. fém. « Petite rivière ». En côtoyant la riviérette, ourlée de glaïeuls recourbés comme des sabres de cavalerie (CLADEL, Ompdrailles, 1879, p. 128)
soutanette, subst. fém. « Petite soutane portée par un enfant de chœur ». Leurs soutanettes écarlates, leurs surplis jolis (VERLAINE, Dédic., Paris, éd. de Cluny, 1940 [1890], p. 77).
2. [Le dér. est un dimin. qualitatif]
a) Avec une valeur péj. Cf. amourette, divette, femmelette, musiquette :
bombinette, subst. fém. « Bombe H française; en ricaner; l'appeler bombinette » (J. DUTOURD, L'École des Jocrisses, Paris, Flammarion, 1970, p. 154 ds HASSELROT 20e s. 1972, p. 26)
championnet, subst. masc. « Champion en herbe, de peu d'importance ». L'endroit est bien choisi, mon championnet (NERVAL, Nouv. et fantais., 1855, p. 212)
chroniquette, subst. fém. « Petite chronique sans grande valeur ». La chroniquette demandée (COLETTE, Apprent., 1936, p. 123)
partitionnette, subst. fém. « Partition de musiquette ». Écrire une partitionnette d'amateur (HALÉVY, Carnets, t. 1, 1908, p. 223)
réformette, subst. fém. « Réforme superficielle, qui ne change rien en profondeur ». Cf. Combat, 11 mai 1953, p. 1, col. 1
religionnette, subst. fém. « Religion sans profondeur ». Une religionnette de femme riche (HUYSMANS, En route, t. 1, 1895, p. 71)
b) Hypocoristique, mélioratif. Cf. brunette, clochette, jardinet, jupette, maisonnette, nonnette, snobinette :
brebiette, subst. fém. [Affectueusement, en parlant d'une pers.] C'est ma meilleure amie, ma petite brebiette, ma grenouille qui gazouille (ROLLAND, C. Breugnon, 1919, p. 26)
demoiselette, subst. fém. « Petite demoiselle ». Une demoiselette s'était arrêtée (...) le pied sur une planche (D'ESPARBÈS, Roi, 1901, p. 46). Cf. demoiselle rem.
garçonnette, subst. fém. « Petite fille ». Je rencontrai une garçonnette presque nue qui dansait avec sa chèvre (CHATEAUBR., Mém., t. 4, 1848, p. 327)
gorgette, subst. fém. « Gorge menue, jolie ». Une gorgette à faire pâmer toute une classe d'écoliers (FLAUB., Smarh, 1839, p. 13)
nymphette, subst. fém. (d'après Lolita de V. Nabokov). « Très jeune fille ». Les nanas, minettes, nymphettes et autres folles (Le Monde, 29 sept. 1971, p. 12, col. 4 ds HASSELROT 20e s. 1972, p. 50)
voisinette, subst. fém. « Affectueusement, la petite voisine ». La jeun'voisinette (MARTIN DU G., Gonfle, 1928, III, 2, p. 1228).
Rem. L'expressivité de ces dimin. qui est totalement dépendante du cont., de la subjectivité du locuteur, repose sur le contraste entre leur véritable signification et la valeur que leur donne momentanément le discours. C'est ainsi que le dimin. est empl. fréquemment en arg. dans le domaine de la prostitution : garcette, grisette, lorette, moussette (cf. FUSTIER, Suppl. dict. Delvau, 1889, p. 560), poulette, ou celui du sexe : burette, chosette, lopette, quéquette (cf. CENDRARS, Bourlinguer, 1948, p. 255).
B.— [Le mot de base est un adj.]
1. [Le dimin. a une valeur euphémique, minorative. ]Cf. aigret, pauvret :
coquinet, adj. « Un peu coquin ». Sur un ton ingénu et « coquinet » (GONCOURT, Journal, 1883, p. 258)
grandette, adj. « Déjà grande ». Une Sylvie déjà grandette (GENEVOIX, Raboliot, 1925, p. 212)
souillonnette, adj. « Quelque peu souillonne ». L'air un peu souillonnette (ROLLAND, J.-Chr., Adolesc., 1905, p. 273).
En partic. [Avec des adj. de couleur] Blanchet, blondinet(te), (blondinet, blondinette) brunet(te), (brunet, brunette) jaunet. Cf. également les emplois substantivés et lexicalisés : blanquette, bluet ou bleuet, griset, jaunet, roselet, rouget.
2. [Le dimin. a une valeur emphatique, superlative. ]Cf. maigrelet, propret, simplet :
jeunette, adj. « Très, trop jeune ». La jeunette princesse de Joinville (SAINTE-BEUVE, Corresp., t. 5, 1818-69, p. 226)
longuette, adj. « Trop long ». Or, dans ma vie déjà longuette (GALIPEAUX, Souv., 1931, p. 24)
malingret, adj. « Très malingre ». Joset l'ébervigé, qu'on avait jugé si simple et qu'on avait vu si malingret (SAND, Maîtres sonneurs, 1853, p. 345)
mincette, adj. « Très mince ». Il [Grégor] aimait une petite fille (...) une petite mincette aux yeux étranges (...) qui le faisait tourner en bourrique (VIALAR, Tournez, 1956, p. 75)
petitette, petitounet, adj. « Très petit(e) ». C'est votre demoiselle? (...) qu'elle est petitette! (A. DAUDET, N. Roumestan, 1881, p. 282). J'étais bien petitounet (DESAYMARD, Chabrier, 1934, p. 274).
C.— [La base est un nom propre, un nom de pers.] Cf. catherinette :
botticellinette, subst. fém. « Jeune fille qui ressemble ou qui affecte de ressembler aux personnes peintes par Botticelli ». Les jeunes botticellinettes (PONCHON, Muse cabaret, 1920, p. 293)
PDGette, subst. fém. « Femme (de) PDG ». Des PDGettes vont et viennent en matelottes (REZVANI, La Voie de l'Amérique, 1970, p. 335 ds HASSELROT 20e s. 1972, p. 75)
teenette, subst. fém. « Jeune fille de moins de vingt ans ». Que les teens et les teenettes d'aujourd'hui daignent donc en croire un croulant, ils n'y ont rien inventé du tout (ÉTIEMBLE, nov. 1963, p. 885 ds HASSELROT 20e s. 1972, p. 76).
Rem. Il faut aussi mentionner les innombrables noms propres ou prénoms de pers. formés à l'aide des suff. -et(te) [parallèlement à -ot(te), cf. Charlot, Georgeot, Jeannot, Louisot] : Claudette, Francette, Juliette, Mariette, Rosette. D'autre part, le suff. -ette, sans apporter aucune valeur dimin. partic. peut servir à dénoter simplement le sexe fém. : Antoine/Antoinette; Étienne/Étiennette; Eudes/Odette; Henri/Henriette. Ce procédé est également appliqué pour qq. noms d'animaux : bufflette (ou bufflonne) < buffle; chevrette < chevreuil; levrette < lévrier; merlette (ou merlesse) < merle.
D.— [La base est un verbe]
1. [Le déverbal désigne le suj. de l'action ou l'outil, l'instrument] :
allumette , fauchet , hochet , jouet , sonnette , trottinette
2. [Le lieu où l'action se déroule] :
buvette , cachette , grimpette , oubliette
3. [l'obj. de l'action] :
dînette , frisette , sucette
4. [l'action elle-même] Cf. amusette, causette, trempette :
ronflette, subst. fém. « Léger somme, roupillon ». Pas de ronflette, ce n'est pas le moment (H. BAZIN, Bur. mariages, 1951, p. 229).
Rem. Malgré leur formation, ces déverbaux sont pour la plupart fortement marqués d'une valeur dimin. C'est ainsi que de nombreux déverbaux appartiennent au vocab. de l'enfance : amusette, devinette, dînette, risette, trottinette.
E.— Var. combinatoires
1. -elet, -elette
a) [La base est un subst.] Cf. barbelette, bracelet, gantelet, porcelet :
dieutelet, subst. masc. « Petit dieu ». Je plaisantais jadis sur l'amour et sa trousse. J'en ai subi la peine et ne connais que trop Le cruel dieutelet, le perfide archerot (POMMIER, Colifichets, 1860, p. 147)
hommelet, subst. masc. [Avec une nuance hypocoristique] « Homme ». Mon bel hommelet, aux beaux doigts qui prennent et serrent (GIONO, Colline, 1929, p. 123)
nuagelet, subst. masc. « Petit nuage ». Le nuagelet demeurait immobile (GENEVOIX, Marcheloup, 1934, p. 63)
poncelet, subst. masc. « Petit pont ». On voyait les musiciens, en bel ordre, gravir le poncelet qui, par-dessus les eaux graisseuses du Saleys (TOULET, J. fille verte, 1918, p. 36)
serpentelet, subst. masc. « Petit serpent ». Un petit serpentelet de sourire (GIONO, Regain, 1930, p. 212)
ventelet, subst. masc. « Petit vent ». Ventelet qui avait tendance de faire voltiger les jupes (CENDRARS, Bourlinguer, 1948, p. 388)
verselet, subst. masc. « Petit vers, versiculet (cf. infra) ». Le moindre verselet de l'abbé Coppée (VERLAINE, Corresp., 1871, p. 275).
b) [La base est un adj.] Cf. aigrelet, rondelet.
2. -eret, -erette
a) [Dér. de noms] Cf. ableret, coqueret :
fourcheret, subst. masc. « Autour de moyenne taille » (LITTRÉ)
merlerette, subst. fém. « Petite merlette » (cf. HASSELROT 20e s. 1972)
osseret, subst. masc. « Espèce de couperet dont le boucher se sert pour trancher, sur le billot, les parties osseuses de la viande » (LITTRÉ)
pâqueret, subst. masc., région. « Cadeau fait aux enfants à Pâques ». On dit qu'ils vont « quérir leur (...) pâqueret » (Beauce, Touraine, Perche), récompense du mal qu'ils se sont donné pour annoncer les offices pendant les jours saints de la « grande semaine » (MENON, LECOTTÉ, Vill. Fr., 1, 1954, p. 62).
b) [Dér. de verbes] Cf. couperet :
nageret, subst. masc. « Petit bateau pour chasser le gibier d'eau » (LITTRÉ)
refenderet, subst. masc. « Coin de fer à l'usage des ardoisiers » (LITTRÉ).
traceret, subst. masc. « Outil de fer pointu dont le charpentier se sert pour piquer et ligner le bois » (LITTRÉ)
3. -eteau. Cf. boqueteau :
chêneteau, subst. masc. « Jeune chêne » (LITTRÉ)
diableteau, subst. masc. « Petit diable » (LITTRÉ)
lèvreteau, subst. masc. « Petit levreau » (LITTRÉ)
loqueteau, subst. masc. « Petit loquet » (LITTRÉ)
Rem. Dans poétereau, il peut s'agir d'une dissimilation à partir d'un improbable poéteteau.
4. -eton. Cf. biffeton, caneton, cureton :
bêcheton, subst. masc. « Sorte de petite bêche dont on se sert pour la culture des haricots » (LITTRÉ)
gradeton, subst. masc., péj. « Gradé ». D'abord, vous êtes que des gradetons, alors tous volontaires (VIALAR, Risques et périls, 1948, p. 108).
Rem. Le suff. -on s'ajoutant au suff. -et a pour effet d'augmenter la diminution.
5. -iculet. Cf. versiculet.
6. [Le suff. -et, -ette peut se combiner avec d'autres suff., gén. des dimin. pour former des doubles suff. :]
larmichette, subst. fém. « Très petite larme ». Cf. SANDRY, CARRÈRE, Dict. arg. mod., 1953, p. 108.
tristouillet, adj. « Un peu triste ». Il s'en alla tristouillet avec ses deux compagnons (QUENEAU, Pierrot, 1942, p. 27).
Étymol. et Hist.
A.— Très discutée, l'orig. des suff. en -tt- serait à chercher dans des thèmes en -t- de noms celt. comme Vercingeto-rix, qui, abrégé et affecté d'une gémination hypocoristique, aurait donné Vercingettos (d'apr. M. HUBSCHMIED in Vox rom., n° 3, 1938, p. 144). Même si le lat. ne possédait pas de suff. en -tt-, la termin. ittu, itta se trouve sur des inscriptions de l'époque impériale, appliquée à des noms de femmes : Gallitta, Julitta.
B.— On s'en est servi en Gaule pour des noms de pers. (Albittus, Bonetta), des noms d'animaux (capritta, mulitu), puis pour des obj. inanimés (navitta).
C.— Les dimin. en -tt- apparaissent en fr. au XIIe s. avec la Chanson de Roland. En compar. avec les autres lang. rom., p. ex. l'esp., le nombre des dimin. reste modeste (cf. M.-K. TOGEBY, Les Diminutifs dans les langues romanes du moyen-âge ds St. neophilol., n° 30, 1958, pp. 192-195). On peut citer cependant :
anglet, subst. masc. (XIIe-XVIe). « Coin »
bestelete, subst. fém. (XVe). « Petite bête »
charet, subst. masc. (XIIIe-XVe). « Petit char »
finet, adj. (XVe-XVIe). « Fin d'esprit, rusé »
islet, ette, subst. (XIIe-XVIe). « Îlot »
lovinet, adj. (XIIIe). « De loup »
Rem. La finale -ot dans ballot, îlot, pelote vient d'une var. vocalique : -ottum, -ottam pour -ittum, -ittam.
D.— Le XVIe s. s'illustre par la création de très nombreux dimin. Ils sont surtout l'œuvre des poètes de la Pléiade qui prétendaient ainsi donner à la lang. fr. une abondance de dimin. comparable à celle dont disposait l'ital. On peut citer p. ex. tirés des Amours de Cassandre (éd. de la Pléiade) : nouvelets, VI, 3; verdelets, VI, 6; jumelets, VI, 7; brunette, XIV, 4. Il faut citer également la célèbre épitaphe : Amelette, Ronsardelette, Mignonnelette, doucelette (ibid., II, p. 637).
E.— Les XVIIe et XVIIIe s. ont pris nettement le contre-pied du s. précédent (cf. Encyclop. t. 4 1754, s.v. diminutif, p. ex.).
F.— À propos de la productivité aux XIXe et XXe s., F. Lecoy (Romania, 1959, p. 529) note que ,,la formation diminutive en -et et -ette est moribonde en français``. C'est une opinion qu'il faut rejeter, comme le fait Hasselrot (20e s. 1972), au regard des très nombreuses créations que nous avons pu relever.
BBG. — DARM. 1877, p. 101. — GALL. 1955, p. 263, 280. — GOSSEN (Ch.). [Valeur sém. des suff. -et, -ette formant des noms d'étoffe]. Vox rom. 1948-49, t. 10, p. 278. — HASSELROT 1957, pp. 9-132. — HASSELROT 20e s. 1972, passim.

-et, -ette
Suffixe diminutif, du lat. pop. -ittum, -ittam, qui entre dans la formation assez libre de noms ou d'adjectifs.
1 Noms propres (prénoms). || Ex. : Huguet (vx), Juliette, Pierrette.
REM. Les prénoms masculins ainsi formés sont devenus pour la plupart des noms de famille, les prénoms féminins sont restés en grand nombre.
2 Noms communs. a Tirés d'un nom. Beaucoup de diminutifs se sont spécialisés pour un objet particulier : arc, archet; cigare, cigarette; ferme, fermette; fourche, fourchette; livre, livret. — D'autres n'expriment que la petitesse conservant au radical son sens : fleur, fleurette; jardin, jardinet; jupe, jupette.
Formations libres :
1 Qu'est-ce que c'est que ces machinettes-là ?
— Comment, mon oncle ! vous n'avez jamais vu des médailles ?
Gide, les Caves du Vatican, I, III, in Romans, Pl., p. 692.
2 Bonne nuit, assurée par cinq pastillettes de gardénal.
Gide, Carnets d'Égypte, in Souvenirs, Pl., p. 1060.
b Tirés d'un verbe. || Ex. : amuser, amusette; friser, frisette; sonner, sonnette; tirer, tirette.
3 Adjectifs qualificatifs. || Ex. : fou, follet; pauvre, pauvret; propre, propret; simple, simplet.REM. L'emploi des diminutifs en -et a été un procédé littéraire cher à la Pléiade.
3 Amelette Ronsardelette Mignonnelette, doucelette, Très chère hôtesse de mon corps Tu descends là-bas faiblelette Pâle, maigrelette, seulette Dans le froid royaume des morts (…)
Ronsard, À son âme, II.

Encyclopédie Universelle. 2012.